- Orange, Bouygues Telecom et Free ont vu leur nouvelle offre acceptée par Altice France.
- Le montant retenu atteint 20,35 milliards d’euros pour une grande partie des actifs de SFR.
- Le consortium entre désormais en négociations exclusives jusqu’au 15 mai 2026.
- Le dossier reste suspendu au feu vert des salariés consultés et des autorités de la concurrence.
Le dossier SFR vient de franchir une étape majeure. Altice France a accepté la nouvelle proposition portée par Orange, Bouygues Telecom et Free pour reprendre une large partie des actifs de l’opérateur. Avec une valorisation de 20,35 milliards d’euros, l’opération entre dans une phase de négociation exclusive. Rien n’est encore bouclé, mais le paysage des télécoms français pourrait clairement basculer.
Un rachat de SFR qui se rapproche enfin
Après une première offre jugée insuffisante, les trois opérateurs ont revu leur copie à la hausse. Cette nouvelle proposition a cette fois convaincu Altice France, ce qui ouvre la voie à des discussions plus poussées sur les conditions exactes de la transaction. Le consortium dispose désormais d’une exclusivité jusqu’au 15 mai 2026 pour finaliser la documentation et tenter de verrouiller l’accord.
Le montant annoncé concerne une grande partie du périmètre de SFR, mais pas l’ensemble des actifs d’Altice France. Plusieurs participations et activités restent en dehors de l’opération, ce qui confirme la complexité du montage. Ce n’est donc pas une simple vente classique, mais un vaste découpage industriel destiné à redistribuer les forces entre les grands acteurs du marché français.
Comment les actifs seraient répartis entre Orange, Free et Bouygues
Le schéma envisagé est déjà connu dans ses grandes lignes. La branche B2B, qui regroupe les services aux entreprises, irait chez Bouygues Telecom. La clientèle grand public serait répartie entre Bouygues Telecom, Free et Orange. Le partage concernerait aussi d’autres ressources stratégiques, comme certaines infrastructures et des fréquences. Bouygues récupérerait en plus le réseau mobile de SFR dans les zones les moins denses.
La répartition financière prévue illustre aussi le poids de chacun dans l’opération. Bouygues Telecom prendrait la part la plus importante, devant Free, puis Orange. Cet équilibre montre que le projet repose sur une logique de partage plutôt que sur une absorption par un seul acteur, ce qui peut aussi faciliter la défense du dossier face aux régulateurs.
Une opération encore loin d’être garantie
Malgré cette avancée, la vente n’est pas acquise. Le projet devra passer par la consultation des représentants du personnel, puis par l’examen des autorités compétentes, notamment sur le terrain de la concurrence. C’est là que le vrai test commencera. Un feu vert réglementaire n’a rien d’automatique sur un marché déjà concentré.
Si le calendrier est respecté, cette opération pourrait marquer le plus grand chamboulement du secteur télécom en France depuis des années. Pour les clients, l’enjeu sera simple : savoir si ce rapprochement débouche sur de meilleurs réseaux et plus d’investissements, ou sur un marché moins agressif en matière de prix.








