Garder son abonnement ne signifie pas forcément regarder autant de séries qu’avant. Selon une enquête Bloomberg publiée le 25 octobre, les abonnés Netflix utiliseraient moins souvent le service et y passeraient moins de temps, tandis que YouTube renforce sa place sur les téléviseurs américains.
- Bloomberg fait état d’une baisse de l’usage par abonné.
- Le recul ne s’accompagnerait pas de résiliations massives.
- YouTube représente 15,8 % du temps TV américain en août.
- Netflix revendique un record mondial d’heures regardées au premier semestre.
Les abonnés Netflix reviendraient moins souvent
Le signal concerne les habitudes : d’après l’enquête de Lucas Shaw pour Bloomberg, fondée sur des sources proches du dossier, les clients ouvriraient l’application moins de jours par mois qu’il y a quelques années. Leur temps de visionnage moyen reculerait aussi. Netflix n’a pas commenté ces données internes.
Cette évolution aurait commencé après les restrictions sur le partage de comptes. Ce calendrier ne démontre pas une cause unique. Surtout, Bloomberg décrit un recul modéré, sans vague de départs : le taux de résiliation américain resterait stable à 2 %, selon les données d’Antenna citées dans l’enquête.
YouTube prend davantage de place dans le salon
La concurrence se voit aussi sur le grand écran. Dans son baromètre d’août 2026 publié le 22 octobre, Nielsen attribue à YouTube 15,8 % du temps passé devant la télévision aux États-Unis, contre 7,7 % pour Netflix. YouTube pèse ainsi un peu plus du double.
Sur le mois, le visionnage de YouTube progresse de 6 %, alors que l’usage global de la télévision baisse de 4,4 %. Nielsen relève notamment une hausse de 9 % chez les 50 ans et plus. Cette progression dépasse donc le seul public jeune.
Ces chiffres concernent les téléviseurs américains, pas tous les écrans ni la France. Ils ne permettent pas de dire que chaque minute gagnée par YouTube a été perdue par Netflix.
Un record global peut masquer un usage individuel en recul
Netflix met de son côté en avant plus de 97 milliards d’heures regardées de janvier à juin 2026, un record semestriel mondial. La plateforme souligne aussi la diversité de son audience : les titres non anglophones représentent plus d’un tiers du visionnage.
Volume total et temps par abonné mesurent deux choses différentes : un service peut cumuler davantage d’heures grâce à une base de clients plus large, même si chacun regarde moins longtemps. Le record annoncé ne suffit donc pas à démentir le signal décrit par Bloomberg.
Netflix prévoit par ailleurs de passer d’un rapport semestriel à un bilan annuel à partir du premier trimestre 2027. Ces publications resteront utiles pour suivre les programmes regardés, mais leur total ne renseignera pas, à lui seul, la fréquence à laquelle les abonnés reviennent lancer un film ou un épisode.























