Un appel détourné peut suffire à mettre un compte en danger. Google prépare une protection contre les renvois d’appels frauduleux sur Android, annoncée le 14 octobre et attendue début décembre sur les Pixel et certains autres appareils. D’autres mesures arrivent dès octobre pour masquer les données sensibles pendant un partage d’écran.
- Les renvois d’appels frauduleux sont visés par une nouvelle protection.
- Un lancement est annoncé début décembre sur certains appareils.
- Le partage d’écran sera mieux protégé dans Chrome dès octobre.
- Les fonctions et leur disponibilité varient selon le téléphone.
Un avertissement contre les renvois d’appels frauduleux
Un escroc peut chercher à rediriger les appels entrants vers son propre numéro. Ce détournement peut notamment lui permettre de récupérer des codes de connexion transmis par téléphone. La manipulation peut passer par une application ou par une suite de caractères saisie dans le composeur.
Dans son annonce du 14 octobre, Google décrit deux barrières : bloquer les applications qui activent discrètement ce transfert et avertir l’utilisateur avant la saisie d’un code de renvoi risqué. La protection ne sera toutefois pas disponible partout immédiatement : Google fixe son arrivée à début décembre sur les Pixel et une sélection d’appareils.
Le partage d’écran cache davantage d’informations
Autre porte d’entrée pour les fraudeurs : demander à voir l’écran du téléphone sous prétexte d’aider. Android masque déjà certaines informations sensibles dans les applications natives. Cette protection s’étend à Chrome et aux applications utilisant Android WebView, avec un déploiement annoncé en octobre sur Android 15 et les versions suivantes.
Android doit ainsi masquer les écrans de connexion et de paiement pendant le partage. Cela limite ce qu’un interlocuteur peut observer au moment de saisir des informations confidentielles. Cette fonction reste distincte du blocage des renvois d’appels, avec son propre calendrier.
Un numéro connu ne suffit pas à reconnaître sa banque
Ces barrières techniques visent des manipulations bien réelles. En France, Cybermalveillance.gouv.fr décrit la fraude au faux conseiller bancaire : l’escroc invoque une urgence pour faire communiquer un code ou valider une opération. Il peut connaître votre identité et même afficher un numéro qui ressemble à celui de votre banque.
L’organisme recommande de vérifier l’information par ses moyens habituels, auprès de son agence ou dans son application bancaire. Un mot de passe ou un code de confirmation ne se transmet pas à un interlocuteur qui appelle. Une prétendue annulation peut en réalité valider un paiement.
Les mises à jour du système et des applications font aussi partie des précautions recommandées. Pour un lecteur français, l’annonce de Google ne signifie donc pas que ces nouveautés sont déjà actives sur son appareil. Le modèle, la version d’Android et le déploiement de chaque fonction restent déterminants.























